Ce que je retiens depuis 18 ans.

J'aime les fleurs, j'aime les marguerites, j'aime l'odeur du foin frais, j'aime le vent qui secoue les cheveux, j'aime la tombée de la nuit, j'aime l'odeur de la pluie sur le goudron, j'aime être avec mes amis, j'aime rire, j'aime m'allonger dans l'herbe, j'aime regarder les étoiles, j'aime le piaillement des oiseaux au printemps, j'aime me rouler dans la neige, j'aime me réchauffer au coin d'un feu, j'aime prendre le bus tous les jours, j'aime regarder le point de confluence entre le Rhône et la Saône, j'aime étudier la médecine, j'aime la pétanque, j'aime regarder les vieilles photos, j'aime avoir le soleil dans les yeux et écouter Ben Harper "She's only Happy on the Sun", j'aime vivre en ville, j'aime ma campagne de faculté, j'aime savoir comment nos corps fonctionnent, j'aime mon originalité, j'aime écrire, j'aime jouer de la contrebasse, j'aime improviser à la flûte traversière, j'aime la liberté, j'aime recevoir des textos d'amis éloignés, j'aime mettre des gros pulls bien chaud, j'aime dormir sous la tente, j'aime dire que je suis scout, j'aime de ne plus avoir honte de moi, j'aime rougir, j'aime la tendresse, j'aime les pommes de pin qui tombent des arbres, j'aime faire tomber des gants en haut du télésiège, j'aime le stick à lèvres roses, j'aime la boisson, j'aime me déguiser, j'aime avoir de l'inspiration, j'aime quand on me dit "je suis heureux de te voir comme ça, tu n'es plus malade", j'aime sourire.


Cela n'est pas égoïste, je fais seulement l'inventaire des mes petits plaisirs de la vie
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Ce que je retiens depuis 18 ans.
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# Posté le samedi 07 novembre 2009 07:54

Cela s'envole

Cela s'envole
« Une pétale de rose cueillie ce matin dans le jardin » me dit-il. Après toutes ces années, sa créativité tourbillonne de plus belle. C'est tout d'abord de ses yeux que je suis tombée amoureuse. Le 24 juin 1940, peu après l'appel du Général de Gaulle, je l'ai croisé, ce jeune homme grand, distingué distribuant des tracts de couleur rouge. A l 'époque, ma personne se résumait en quelques mots : belle, mais naïve. Nous avons échangé un regard soutenu, un regard d'un tableau peint à l'aquarelle. A ce moment précis, j'ai écouté mon c½ur qui me disait « Le ciel infiniment grand est de la couleur de ses yeux et de mes yeux, bleus amoureux.» Nous nous sommes mariés en octobre. Si grand était mon bonheur, ma joie. Nous nous sommes installés rue Grenette à Lyon. Notre petit appartement, notre cocon de sourire, d'émotions et d'amour. Un matin, Maxime a été arrêté, « résistant » disaient-ils. Ils l'ont relâché quelques mois plus tard, faute de preuves. Mon pauvre Maxime, que lui avait-il fait ? Une cicatrice, des bleus. Son regard était devenu broussailleux, devenant impossible son accès. Ses yeux que j'affectionnais tant, étaient devenus absent. Oh, je leur en voulais. De plus, nous avions perdu des amis, des parents. Mais notre amour a traversé la guerre, puis nous avons retrouvé notre liberté . « Ma Lila, l'espérance que tu me donnes, reflète la couleur de l'arc en ciel » me chuchota un soir mon aimé. J'ai alors su, qu'il était revenu dans la pleine possession de son esprit et de ses pensées. Nous fîmes alors ce que nous pensions faire de mieux : nous avons fait nos valises, puis déménagés dans une ravissante petite maison, héritée de ma vieille tante Roselyne que j'aimais tant. Un grand jardin bordait la maison, traversé par un petit ruisseau. Une balancelle prenait son élégante place sur notre terrasse. Aujourd'hui, il me surprend encore. Tiens, il arrive. « Ferme les yeux ma chérie, et assieds toi sur la balancelle » lança-t-il d'une voix claire et envoûtante. « Tu n'entends pas comme elle grince ? Elle doit avoir notre âge !» répondis-je en esquissant un sourire. Mais que ferais-je sans sa présence, son odeur, sa chaleur d'homme? « Aujourd'hui, nous fêtons nos 62 ans de mariage, et pour cela, je t'offre cette surprise » me dit-il après un long baiser affectueux. Il se mit au piano, et chanta une sérénade racontant notre vie, notre histoire, nos liens amoureux et la puissance des sentiments qui habitent encore nos âmes âgées. Mon artiste me fait goûter au délice du paradis. Un tableau de notre amour, aux couleurs d'arc en ciel. Notre amour a été emporté par la cadence, ce 24 juin. Et cette cadence ne s'arrête pas, je crois maintenant à la magie du bonheur.
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# Posté le samedi 24 octobre 2009 13:18

Un titre est-il nécessaire?

Un titre est-il nécessaire?
"Ça devrait être interdit
Tous ces mots tranchants comme des scies
Antidotes à la vie, à l'envie
Mais quelle est sa maladie ? "


©3lisa

# Posté le vendredi 10 juillet 2009 05:19

Was können wir noch sagen? Nichts glaube ich.

Was können wir noch sagen? Nichts glaube ich.
Eines Tages zählte ich auf meinem Handy Jules textos. Sein Gesicht erinnerte ich mich an. Seine Hände waren so süsse.Sein Geruch war so angenehm für mich. Ich wollte nicht ihn vergessen. Aber wo war den Sinn? Er wollte mich nicht mehr sprechen. Sein Liebe ist so schwer für mich. Meine empfindliche Seele hat ihm nur ein Jahr gefallen. Ich muss noch weiter suchen, weil immer noch was fehlt.

Wir waren zwei. Ich bin jetzt allein.
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# Posté le vendredi 03 juillet 2009 09:01

Un grain de sel, un grain de folie qui donne goût à la vie !

Un grain de sel, un grain de folie qui donne goût à la vie !
Un rouge-gorge. Une orange, "La Terre bleue..." Ah oui! Prévert me semble-t-il. Je souris. Je respire profondément. Je vais les revoir. Bus 98. Illusions d'aquarelle, les couleurs reflétées dans les vitres du bus. Cela m'enchante. Il est 20h00 pile. De quoi s'impatienter, la grande supersticieuse que je suis. Leur arrivée est prévu en gare de Perrache, 20h21. Métro D. Bellecour. Métro A. Je chante. Je suis heureuse. Cela fait du bien. Je transporte ma contrebasse, incitant des regards intrigués dans ma direction. Dialogue avec un beau jeune homme. Mais où est passé ma timidité? Bonne question. Il est beau, charmant et le métro est arrivé au terminus. Je descends. Je rejoins les autres, de Lyon. On va tous les chercher ensemble. Quai B. Attente dans le suspens d'une profonde joie de retrouvailles. On chante, on joue. Tout y passe, de la Rue Két', aux Ogres, à Mr D et Oldelaf, et même du top rouge. Que du bonheur. Je me sens tellement libre, bien, à l'aise, dtre avec eux. Ils sont . C'est parti pour quatre jours de plaisir, de quoi se mettre en forme et retrouver son moral pour les épreuves du bac qui approchent petit à petit, voire à feu doux. Il faut un jour que l'on m'explique pourquoi je me sens si bien avec eux, et qu'au lycée, je suis une fille si timide. En effet, je ne suis pas une fille au physique allumette, que grand bien leur fasse de dénigrer le physique des autres, mais croyez moi, ces filles- n'iront pas loin dans leur vie. Depuis quelques mois, j'ai appris à outrepasser ces moqueries, cesflexions inmes et qui font plus mal qu'autre chose. Je respire la joie à ne pas être, et ni devenir ce qu'elles incarnent. Quatre jours de folie, on se promet de se revoir, de se faire des bisous et de garder contact enfin de renforcer cette amit qui compte tellement à mes yeux.
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# Posté le mardi 26 mai 2009 12:34

Modifié le samedi 07 novembre 2009 08:05